Énergie
62% du courant consommé en Suisse provient d’énergies renouvelables
23.05.2018

Le courant consommé en Suisse est issu à environ 62% des énergies renouvelables: à raison de 56% pour la grande hydraulique et de 6% environ pour le photovoltaïque, l’énergie éolienne, la petite hydraulique et la biomasse. La part de l’énergie nucléaire est de 17% et celle des déchets et des agents énergétiques fossiles est inférieure à 2%. La provenance et la composition de 19% du courant fourni sont invérifiables. C’est ce qui ressort des données sur le marquage du courant en 2016.

Les données sur le mix des fournisseurs suisses (mix de courant chez les consommateurs, voir encadré) sont relevées chaque année et publiées sur le «cockpit du marquage de l'électricité» www.marquage-electricite.ch. Les données publiées aujourd'hui donnent des indications sur le courant fourni en 2016. La situation se présente comme suit:

  • 55,9% du courant fourni en 2016 a été produit dans de grandes centrales hydrauliques (2015: 53,4%). 85,9% de ce courant a été produit en Suisse (2015: 88,8%).
  • 16,9% du courant fourni en 2016 a été produit dans des centrales nucléaires (2015: 20,7%). C'est moins que la part du nucléaire dans le mix de production suisse (33%). 91,8% de ce courant d'origine nucléaire a été produit en Suisse (2015: 88,2%).
  • 19,4% du courant fourni provient de sources d'énergie non vérifiables (2015: 19,4%). Cette proportion constante relativement élevée pourrait venir du fait que les entreprises à forte consommation d'électricité achètent du courant d'origine fossile et nucléaire sur le marché européen sans acquérir les garanties d'origine correspondantes. Cette part n'a pratiquement pas changé par rapport à l'année précédente.
  • La part des nouvelles énergies renouvelables (soleil, vent, biomasse et petite hydraulique) continue d'augmenter; elle passe de 4,9% (2015) à 5,9% en 2016. 95% de ce courant a été produit en Suisse et plus des trois quarts sont encouragés par la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC).
  • Une faible part du courant fourni en 2016 provient de déchets (0,8%) et d'agents énergétiques fossiles (0,8%).

Davantage de transparence grâce à l'obligation de fournir des garanties d'origine

Dans l'ancien droit, il était possible d'indiquer «agents énergétiques non vérifiables» (électricité «grise») pour le marquage de l'électricité, en l'absence de garanties d'origine. Or la nouvelle loi sur l'énergie et l'ordonnance sur l'énergie y relative entrées en vigueur le 1er janvier 2018, prescrivent que l'indication «agents énergétiques non vérifiables» n'est plus autorisée à partir de l'année tarifaire 2018. Désormais, les garanties d'origine sont indispensables au marquage de l'électricité. Les garanties d'origine qui portent sur l'électricité utilisée par les chemins de fer et les pertes inhérentes au (pompage)-turbinage doivent dorénavant aussi être annulées. Au-delà des installations qui injectent de l'électricité dans le réseau, l'obligation d'enregistrement au moyen de garanties d'origine s'applique désormais en principe à toutes les installations raccordées au réseau (exceptions: installations d'une puissance de raccordement de 30 kVA au maximum ou installations qui sont exploitées 50 heures par année au plus), même si elles utilisent elles-mêmes sur place la totalité du courant qu'elles produisent.