Une solution n'est pas seulement urgente pour l'industrie, mais aussi pour la mise en oeuvre de la nouvelle politique énergétique. D'énormes investissements sont nécessaires dans le réseau électrique européen pour assurer la distribution des nouvelles énergies. En outre, les entreprises électriques souhaitent une intégration rapide dans le marché européen.
«La branche de l'électricité, le Conseil fédéral et une grande partie des milieux politiques veulent un accord sur l'énergie», a dit Doris Leuthard, interrogée par l'ats.
Autant les acteurs sont unanimes en Suisse, autant est grand le fossé avec l'UE. En ce moment, aucune solution ne se profile pour les questions techniques, comme les contrats à long terme avec la France ou la libéralisation du marché suisse de l'électricité exigée par l'UE. Mme Leuthard a ainsi dû reporter à fin 2012 la signature d'un accord initialement envisagée pour l'automne 2011.
Mais même cette nouvelle échéance est incertaine, car l'accord sur l'énergie doit faire office de précédent pour l'évolution future des relations entre la Suisse et l'UE. Cela signifie que les questions controversées comme la reprise quasi automatique du droit européen ou la juridiction commune doivent être résolues.
Les accords bilatéraux à éviter
Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a mis en garde jeudi à Davos contre la tentation de conclure des accords d'échanges commerciaux sur une base bilatérale plutôt que multilatérale.
«Les petits pays sont en situation de désavantage dans des négociations bilatérales» par rapport à un cadre multilatéral, a averti M. Lamy devant quelques journalistes, en marge du 42ème Forum économique mondial (WEF).
Les gains engendrés par ce genre d'accords sont «marginaux», a remarqué M. Lamy, soulignant que leur conclusion sera de plus loin d'être facile.
L'Union européenne négocie depuis des années, sans succès, un accord de libre-échange avec les pays sud-américains du Mercosur, et les Etats-Unis n'ont guère eu de succès non plus avec leur projet de zone de libre-échange des Amériques, la NAFTA, a relevé à ce propos M.Lamy.
Interrogé sur un éventuel regain du protectionnisme dans le monde, le directeur général de l'OMC a relevé que ses craintes ne s'étaient tojours pas matérialisées, mais que la pression était là . «Les pressions sont là mais ça n'a pas débouché pour le moment sur des actes», a-t-il affirmé.
Environ 1% du commerce mondial a été affecté par le protectionnisme, a encore indiqué M. Lamy.
Source : 20min.ch





