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Fondation Européenne pour le Développement Durable des Régions
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Question 1
Quelle est votre position par rapport à la proposition d'un Pacte énergétique suisse tel que la FEDRE l'a défini ?
La réponse du PDC
Le PDC suisse s’engage de manière conséquente et concrète en faveur de mesures contre le réchauffement climatique et pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique suisse. La protection du climat est ancrée dans notre programme comme l’une des quatre priorités, avec la politique familiale, la sécurité sociale et l’emploi. Des objectifs concrets ont été adoptés. Les actes ont suivi les paroles :
le transit de la route au rail dans le trafic marchandises et une poursuite renforcée de la politique de transfert décidé au Parlement en décembre 2008 ;
une augmentation massive des moyens à disposition dans le budget 2009 pour l’assainissement des bâtiments, montant qui s’élève actuellement à 100 millions de francs ;
un engagement pour une compensation totale des émissions de CO2 des centrales à gaz, soit 70% en Suisse et 30% à l’étranger ;
la limitation des abus en matière de droits de recours des associations environnementales tout en maintenant ce droit nécessaire à un développement harmonieux de l’aménagement du territoire;
l’introduction de certificats énergétiques pour les bâtiments dans l’ensemble de la Suisse ;
l’introduction progressive de la taxe CO2 sur les combustibles en janvier 2008 ;
la révision de la loi sur l'approvisionnement en électricité qui apporte quelque 320 millions de francs par an pour la promotion des énergies renouvelables et des mesures d'efficacité ;
la révision sur la loi sur l’imposition des huiles minérales favorisant fiscalement les carburants verts ;
l’adoption du programme ZEB avec des investissements d’un montant de 5,4 milliards de francs pour les transports publics dans l’ensemble de la Suisse.
Le PDC n’est pas d’accord avec certains points du Pacte énergétique suisse comme proposé dans votre courrier :
2ème paragraphe avec un état des lieux pessimiste, ne reflétant pas, à notre avis, les actions entreprises ces dernières années aux différents niveaux décisionnels (national, cantonal, communal – voir ci-dessous) : p.ex. très concrètement l’ordonnance sur l’énergie avec des prescriptions minimales pour les appareils ménagers, électriques, et cela suite à une série d’interventions parlementaires émanant en partie du PDC ; dans le domaine de la mobilité avec la motion 07.3004, actuellement mise en œuvre en consultation). Le bilan en matière de politique énergétique et climatique n’est pas si mauvais, il est clair que beaucoup reste à faire.
Société à 2000 watt et bouquet énergétique : irréalistes à moyen terme
« Gaz comme bonne énergie de transition » : il s’agit pour nous d’une ressource de dernier recours qu’on ne qualifie pas forcément comme bonne.
La réponse de l'UDC
Der von FEDRE aufgezeichnete Energiepakt lehnen wir klar ab. Erstens negiert der Energiepakt, dass die Schweizer Stromproduktion nahezu CO2-frei ist und deshalb nicht fur das Kiimaproblem („Abschmelzen der Alpengletscher") verantwortlich ist, sondern eher als ein Teil der Lösung anzusehen ist. Bezüglich CO2-Problematik wäre eher Handlungsbedarf im Wärme- und Mobilitätsbereich angezeigt. Dies wiederum führt tendenziell zu mehr Stromverbrauch, weshalb eine Reduktion der CO2-freien Kernenergie völlig kontraproduktiv wäre. Zweitens führt die von FEDRE vorgeschlagene Substitution der Kernenergie durch Erneuerbare und Gaskraftwerke zu deutlich mehr CO2-Emissionen, was sicherlich nicht zielführend ist. Der Einsatz von Gaskombikraftwerken kommt für die SVP nur für eine kurze Übergangszeit in Frage, bis die notwendigen neuen Kernkraftwerke in Betrieb gehen. Und Drittens führt der Energiepakt der FEDRE durch den Einsatz teurer Technologien im Strombereich zu massiv höheren Strompreisen. Zusammenfassend führt der FEDRE-Energiepakt zu höheren CO2-Emissionen und Strompreisen. Dies widerspricht fundamental den bereits beschlossenen bisherigen Massnahmen zur Kostensenkung sowie der C02-Strategie im Bereich der Stromproduktion des Parlamentes und wird von der SVP klar abgelehnt. Ziel einer vorausschauenden Energiepolitik muss sein, dass die CH-Stromproduktion möglichst günstig, unabhängig und umweltfreundlich bleibt, dies ist mit dem aktuellen Strommix von 55% Wasser- und 40% Kernkraft sehr gut verwirklicht.
La réponse des Verts
Un pacte devrait concerner l'ensemble de l'énergie utilisée, et pas seulement l'électricité. A terme nous devons remplacer toutes les sources d'énergie non renouvelables, qui fournissent actuellement près des 4/5e de l'énergie que nous consommons en Suisse, et pas seulement les centrales nucléaires.
Par exemple vous écrivez:
Le nucléaire répond à près de 40 % de nos besoins. Certes les autres énergies ...
Il conviendrait de préciser:
40 %de nos besoins en électricité.
ou d'écrire:
Le nucléaire répond à près de 9 % de nos besoins en énergie.
II) Vous écrivez:
« Dans ce cas-là , mais dans ce cas-là seulement, nous pourrions admettre qu'une part du «bouquet N énergétique comporte une part de nucléaire, qui progressivement pourrait passer de 40 à 25 puis 20 % en quelques décennies. Cette production serait fournie par les actuels industriels de la branche qui poursuivraient ensemble leurs efforts de recherche pour en maîtriser complètement le cycle. Des regroupements de partenaires pourraient se réaliser et la construction d'une nouvelle centrale évitée, grâce au maintien d'une partie de celles qui existent, aux actuelles technologies d'économies et de renouvelables, ainsi que par l'apport déterminant du gaz naturel ...» Ce passage n'est pas clair. S'agit-il simplement de poursuivre l'exploitation des actuelles centrales nucléaires aussi longtemps que les menaces qu'elles font courir sont « admissibles »? Mais dans ce cas, quel organe réellement indépendant jugerait du caractère « admissible » des risques encourus?
III) Vous écrivez:
... «dans les années à venir, le gaz apparaît comme une heureuse opportunité et une bonne énergie de transition ... »
A notre avis un recours accru au gaz ne saurait être admis que s'il entraîne globalement une baisse des émissions de CO2.
Cela pourrait être le cas pour des installations décentralisées de cogénération au gaz, produisant en hiver de la chaleur et de l'électricité, qui remplaceraient des installations au mazout ou encore pour des centrales au gaz qui surcompenseraient leur émissions de C02.
Suite aux remarques qui précèdent, et même si à priori nous sommes favorables à votre démarche, nous ne saurions signer tel quel le « Pacte » proposé. Un éventuel pacte devrait en outre comporter des objectifs chiffrés d'augmentation de I'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables et des propositions des moyens à consacrer à la concrétisation de ces objectifs.
La réponse du PLR
Die FDP unterstützt einen solchen Pakt, weil damit ein Beitrag geleistet werden könnte, damit sich Politik und Gesellschaft von ihren tiefen Empfindungen und Ideologien befreien, die in der Energiepolitik bereits viele Irrtümer hervorgebracht haben. Der Energiepakt könnte uns helfen, zu einem pragmatischen Umgang mit den Fakten zu kommen.
La réponse du PS
Le PS Suisse est en faveur d'un pacte énergétique basé sur un approvisionnement reposant à 100% sur les énergies renouvelables - sans nucléaire.
Le parti a fait des nombreuses propositions pour le développement durable, pour la promotion des énergies renouvelables et la promotion de l'efficacité énergétique. La crise mondiale ne saurait devenir aujourd'hui un prétexte pour éviter de relever le défi historique que posent les changements climatiques et il faut dès lors s'orienter vers une économie reposant sur un bien meilleure efficience énergétique. C'est bien l'idéologie néolibérale qui la lourde responsabilité de l'évolution désastreuse de ces trois dernières décennies et de la crise financière actuelle, car elle soumet tout au joug du marché et ignore sciemment les coûts gigantesques des dégâts causés à l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi le PS compte beaucoup sur l'initiative du climat qu'il a contribué à lancer et qui exige une diminution des émissions de CO2 en Suisse de 30% d'ici 2020 et une pleine compensation indigène des émissions, sans recours à des contingents étrangers.
Le PS demande un approvisionnement reposant à 100% sur les énergies renouvelables. La Suisse dispose de toutes les conditions lui permettant à l'avenir de s'approvisionner exclusivement à partir des énergies renouvelables. Rien que pour la production d'électricité, les potentiels aisément exploitables jusqu'en 2030 se montent à plus de 90'000 GW/h, sans devoir pour ainsi dire porter atteinte à notre environnement, soit trois à quatre fois plus que la production d'électricité nucléaire actuelle (25'000 GW/h). Un calcul des potentiels techniques du vent, du soleil et de la géothermie indique une capacité de production d'électricité 120 fois plus élevée que les besoins de la Suisse à ce moment-là .
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