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Obama veut réformer le secteur des transports routiers

En visite en Caroline du nord, dans une usine du constructeur allemand de camions Daimler, le président américain s'est prononcé sur l'avenir énergétique des Etats-Unis en annonçant des mesures pour inciter l'adoption des véhicules issus des technologies vertes.

Après les traditionnelles salutations d'usage d'un président en course pour sa réélection, Barack Obama a commencé son discours en félicitant les employés de l'usine pour leur travail : « ici chez Daimler, vous ne fabriquez pas seulement des camions. Vous fabriquez de meilleurs camions ». En novembre, le millième exemplaire de camion de marchandise fonctionnant au gaz naturel a été vendu. Ce n'est donc pas un hasard si le président américain a choisi cette usine de Caroline du nord.

Obama a annoncé une aide fédérale d'un milliard de dollars pour encourager le déploiement des véhicules à propulsion sans essence à travers 10 à 15 villes du pays qui serviront d'exemple. L'administration américaine cherche ainsi à canaliser les investissements nécessaires à de nouvelles infrastructures et à créer des conditions régionales favorables pour atteindre une masse critique de véhicules fonctionnant avec des énergies alternatives au pétrole.

Parmi les autres mesures envisagées pour favoriser l'adoption des véhicules électriques ou hybrides, Barack Obama a évoqué l'augmentation du crédit à l'impôt pour les véhicules électriques, celui-ci passant de 7'500 $ à 10'000 $. Autre idée, jusqu'ici les avantages fiscaux n'étaient récupérés par les consommateurs américains qu'après avoir complété leur déclaration d'impôt. Désormais, l'administration fédérale réfléchit à un système permettant de transférer les forfaits fiscaux au concessionnaire de véhicules ou au financier (la banque), de sorte que les acheteurs de véhicules « verts » bénéficieront dès leur achat d'un rabais substantiel par rapport aux autres types de véhicules. Enfin, le système de déduction fiscale devrait être étendu à d'autres catégories de véhicules à technologie avancée (hybride, gaz naturel).

Il faut dire que les enjeux sont énormes. Selon un communiqué de la Maison Blanche, « bien que les transports long-courriers par camion ne représentent que 4% des véhicules sur la route aux USA, ils sont responsables de près de 20% de la consommation en carburants du pays, soit plus de 30 milliards de gallons [ndlr : plus de 113 milliards de litres] d'essence par an ».

Avec les mesures déjà prises pour améliorer et inciter les constructeurs à réaliser des véhicules moins énergivores, l'administration Obama espère faire faire des économies aux Américains. Selon elle, les standards pour les voitures et les camions légers adoptés récemment permettront en 2025 de réduire la consommation de pétrole journalière de 2,2 milliards de barils.

Selon la Maison Blanche, l'entreprise Daimler collabore avec le Département de l'énergie sur une initiative qui vise à accroître de 50% l'efficacité énergétique des camions poids lourds d'ici à 2015. Grâce aux améliorations techniques des camions portant sur l'efficacité du moteur, l'aérodynamisme, la récupération de chaleur ou la propulsion hybride, le département de l'Energie américain estime que les économies d'essence par camion de marchandise pourrait être de 15'000 dollars par année.

Au-delà des chiffres, l'administration Obama poursuit donc ses efforts pour sortir l'Amérique de sa dépendance au pétrole en plébiscitant toujours plus les nouvelles technologies. Dans son discours, le président américain a d'ailleurs indiqué: « je suis fier de dire que le gouvernement fédéral prêche par l'exemple. Le fait est que nous avons beaucoup de voitures et de camions. J'ai donc demandé à chaque département, à chaque agence du gouvernement fédéral, de s'assurer que d'ici à 2015, 100% des véhicules que nous achetons fonctionne avec des carburants alternatifs ».

Source : bluewin.ch