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Temps forts

Mardi 2 février : Première intervention publique sur l'énergie de Isabel ROCHAT

La Ministre genevoise de l'énergie, Isabel Rochat, a réservé au Forum de la FEDRE la primeur de ses déclarations à propos de la nouvelle loi cantonale sur l'énergie (la précédente datant de 1986), qui sera soumise au vote populaire le 7 mars prochain.

Le texte de ce projet de loi prévoit globalement une réduction de 6000 watts à 2000 sans recours au nucléaire. Il est articulé sur trois axes :

Les économies d'énergie
73% du parc immobilier genevois est âgé de plus de trente ans. L'idée est de mettre les bâtiments neufs aux standards Minergie, et d'orienter les rénovations en ce sens. Cette action réclame une étroite collaboration entre les métiers du bâtiments, les propriétaires et le Canton.

Le développement des énergies renouvelables
Aujourd'hui, plus de 75% de l'énergie consommée dans le Canton de Genève est de source fossile et est importé, ce qui crée une dépendance et nuit à la sécurité de l'approvisionnement. Le projet prévoit notamment l'imposition de panneaux solaires sur les bâtiments de manière à fournir 30% de l'eau chaude. Les eaux usées, la géothermie et la biomasse sont encouragés. Il y a des projets pilotes déjà existants comme au centre de Thônex et dans le quartier de Genève-Lac-nation (utilisation de l'eau du lac).

En amont, il faut une planification énergétique urbaine
Repenser l'urbanisme en fonction de ces objectifs est une priorité affichée.

Mercredi 3 février : journée du bois

Premier événement du programme de promotion du bois 2010-2012 élaboré par Lignum-Genève, cette journée a permis à de nombreux professionnels du bois, architectes et investisseurs, de rêver en découvrant de nombreuses prouesses architecturales et techniques.

Les différents exposés ont démontré, si cela devait encore être fait, qu'avec le bois toutes les audaces technologiques sont possibles et que le bois est à même de répondre à de très nombreux défis, que ce soit les constructions d'immeubles de plus de 9 étages ou les structures bioniques sans aucun apport de métal ou de béton. Le Professeur Ceccoti a montré, film à l'appui, que les constructions en bois, sans aucun équipement technique particulier sont aptes à résister à des sollicitations extrêmes (incendie, tremblement de terre).

Le bois n'est pas seulement dédié aux rêves. Il est, aujourd'hui, un réel instrument de construction économiquement, énergétiquement et durablement concurrentiel, apte à répondre aux exigences tant des maitres d'œuvre que des instituts financiers.

La production de bois régionale, largement sous-exploitée, mérite d'être valorisée de façon à atteindre la valeur ajoutée la plus forte possible. Les assortiments de bois doivent tout d'abord être employés comme matériaux pour des bâtiments, des aménagements intérieurs ou extérieurs, des meubles, puis sous forme de dérivés du bois.

La technologie, le savoir faire et la matière première sont présents, il ne reste donc plus qu'à créer les liens et à encourager les décideurs à investir dans le bois et à offrir aux entreprises de transformation les conditions permettant une valorisation réellement locale.

Patrick Fouvy, Inspecteur Cantonal des ForĂŞts, DGNP

Jeudi 4 février : Une charte urbaine européenne

Ce texte, adopté par les 47 Etat membres du Conseil de l'Europe, dont la Suisse, peut servir de référence aux politiques d'aménagement durable local des communes,

Willy Borsus, co-rapporteur, Maire d'une ville de Wallonie et député au Parlement régional a introduit le texte lors du Forum de la FEDRE.

Il a insisté sur trois points : la citoyenneté, c'est-à-dire la démocratie participative au plan local, à travers des consultations, les Agendas 21, etc… ; la durabilité qui insiste sur la ville comme acteur du développement durable (sur le bâti, la mobilité, etc…) et la biodiversité urbaine ; la solidarité entre les habitants et vis-à-vis de l'extérieur.

Dans le débat qui a suivi, tous ont souscrit aux objectifs, mais ont signalé que nombre de responsables n'avaient pas les moyens de les mettre tous en oeuvre, notamment parce qu'une vision globale de l'aménagement urbain n'existe pas encore, et que les professionnels ont encore une approche trop cloisonnée.